Après la première guerre mondiale, le territoire de la Palestine, qui faisait jusqu’alors partie de l’empire ottoman, passe sous mandat britannique, où dès 1922 émerge l’idée des anglais d’y créer un foyer national juif.

Les conséquences de la 2de guerre mondiale vont se faire sentir dès 1946 avec une immigration d’ampleur de populations juives européennes en Palestine.

En 1947, les anglais, vite dépassés par les tensions communautaires, laissent place à l’ONU qui propose un plan de partage des territoires.

Aux origines du conflit

Alors que les tensions dérivent en guerre civile, c’est avant tout l’exode massif de plus de 700 000 palestiniens qui marque l’année 1948, donnant naissance au problème actuel des réfugiés palestiniens : ils sont aujourd’hui 5 millions à vivre dans des camps de pays arabes frontaliers.

Avec la fondation de l’État d’Israël le 15 mai 1948, le conflit s’étend en une première guerre israélo-arabe qui permet à Israël de prendre de nouveaux territoires une fois les armistices signés en 1949.

Une annexion par étape

Juin 1967 : Israël déclare la guerre à l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. En seulement 6 jours (d’où la « guerre des six jours »), Israël prend le contrôle du Sinaï égyptien, du plateau du Golan Syrien ainsi que des territoires palestiniens (Bande de Gaza & Cisjordanie) où les premiers colons israéliens s’installent – un acte largement condamné au niveau international.

1973 : L’Égypte et la Syrie lancent une attaque surprise pendant la fête juive de Yom Kippour (jour férié en Israël), afin de récupérer leurs terres, Israël réussit à prendre le dessus avec le soutien américain. En réponse, les pays arabes exportateurs de pétrole augmentent le prix du baril de + 70 %. La pression mondiale contraint Israël à rendre le Sinaï à l’Égypte et une partie du Golan syrien.

Qui pour représenter les palestiniens ?

Créée en 1964, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) lutte politiquement pour l’indépendance de la Palestine dans les frontières de 1967.

Yasser Arafat, chef du Fatah (un mouvement de libération armée de la Palestine qu’il a fondé en 1959), va prendre la tête de l’OLP de 1969 à sa mort. C’est d’ailleurs qui représentera la Palestine en tant que chef de l’OLP lors des accords d’Oslo.

Accords d’Oslo (1993) : les États-Unis, la Palestine (OLP) tout comme l’Israël de Yitzak Rabin acceptent une solution à deux États – juifs et arabe – mutuellement reconnus. L’assassinat de Rabin par un extrémiste israélien en 1995 remettra en cause ces accords…

C’est avec ces accords que nait l’Autorité Palestinienne, une entité gouvernementale indépendante d’Israël qui administre les territoires palestiniens de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie.

Révoltes perpétuelles

Intifada est un terme arabe signifiant « soulèvement ».

La première Intifada, surnommé « la guerre des pierres », débute en décembre 1987. En effet, la pierre était la principale arme de palestiniens révoltés contre la situation déplorable des camps dans les territoires palestiniens occupés. C’est dans ce contexte que nait le Hamas, mouvement islamique palestinien qui combat militairement Israël.

La visite du chef de l’opposition israélienne Ariel Sharon le 28 septembre 2000 sur l’Esplanade des mosquées déclenche une seconde intifada, marqué cette fois ci par de nombreux attentats suicides contre les israéliens et l’utilisation d’armes à feu, jusqu’en 2005.

Depuis 2010

Le Hamas et le Fatah, les deux principaux partis au Conseil législatif palestinien, se livrent une guerre d’influence sur les territoires palestiniens occupés.

Depuis 2007, la bande de Gaza, aux mains du Hamas, est isolée par un blocus Israélo-égyptien et est le théâtre d’affrontements meurtriers avec Israël dont trois majeurs en 2009, 2012 et 2014.

L’Autorité Palestinienne est dissoute et absorbé en 2013 par l’État de Palestine, une entité similaire toujours en place à l’heure actuelle dont le président est Mahmoud Abbas.

Les États-Unis, médiateur du conflit ?

Israël est le premier bénéficiaire de l’aide étrangère américaine.

Les États-Unis donnent à Israël 3 milliards de dollars par an (soit 118 milliards depuis 1976). En 2016, les États-Unis ont signé un mémorandum sur 10 ans pour fournir à Israël 38 milliards de dollars d’aide militaire.

D’un point de vue diplomatique, les États-Unis ont mis leur veto à 42 fois aux résolutions de l’ONU relatives à Israël, et ont reconnu un territoire occupé, Jérusalem, comme capitale d’Israël et y a installé l’ambassade américaine, malgré une large condamnation de l’ONU.

Une solution en vue ?

À l’heure actuelle, une paix durable semble difficile à trouver : une crise politique en Israël, la Cisjordanie morcelée entre villes palestiniennes et colonies israéliennes, le blocus imposé à Gaza, l’ingérence largement critiqué des États-Unis dans le conflit, et les revendications inflexibles de chaque belligérant.

Si beaucoup restent attachés à une solution à deux états indépendants, d’autres estiment plus légitime l’avènement du solution à un état offrant les mêmes droits aux israéliens et aux palestiniens.

Que peut valoir le plan de Paix proposé par Donald Trump quand on sait que l’un des deux belligérants, l’Autorité Palestinienne, n’a pas participé à son élaboration ? En effet, il n’existe pas de contact diplomatique entre les gouvernements américains et palestiniens depuis que Trump a reconnu Jérusalem comme capital d’Israël

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