Le 4 avril 2022, les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont publié leur rapport faisant le bilan du réchauffement climatique ainsi que des solutions à mettre en place pour lutter contre. Pour cela, 234 scientifiques faisant parties de 66 pays différents ont travaillé dessus, mettant en relation 144 études sur le sujet. Leur but ? Réduire les émissions de gaz à effet de serre provoquant le réchauffement climatique. 

Le rapport du GIEC tire les sonnettes d’alarme. Selon les experts, d’ici à 2050, un milliard de personnes pourraient vivre dans des zones côtières menacées par la montée des eaux. Une chose est claire. Actuellement, plusieurs populations connaissent des sécheresses à des périodes différentes de l’année, et ce, à cause du réchauffement climatique.

L’objectif que les pays doivent atteindre, selon le rapport, est de limiter le réchauffement climatique à 1.5 degré Celsius. Cela fait des années que les experts du GIEC alertent les gouvernements quant à la situation critique provoquée par le réchauffement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 12% en 2010, un chiffre en forte augmentation cette année. En 2030, la température de la planète augmentera de 1.5 degré Celsius alors que dans le rapport précédent du GIEC, elle aurait dû croître dix ans plus tard, en 2040. Le constat catastrophique ne cesse d’empirer. Le niveau des océans a augmenté de 20 centimètres depuis un siècle à un rythme croissant. Les experts alertent les gouvernements. La fonte des calottes glaciaires pourrait engendrer des conséquences dramatiques « dévastatrices, radicales et mêmes irréversibles »

Les solutions mises en place par la France

Baisser les émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030, c’est l’engagement qu’a pris la France grâce à la loi Énergie climat promulguée en 2019. Mais ce n’est pas tout, le gouvernement souhaite également atteindre la neutralité carbone en 2050. C’est le fait de pouvoir atteindre un équilibre entre les émissions de carbone et son absorption de l’atmosphère par les puits de carbone.

Pour continuer dans sa lancée, le gouvernement a mis en place la loi Climat et résilience du 22 août 2021. Elle comporte plus d’une centaine de décrets. Ils comportent, entre autres : l’interdiction de faire de la publicité traitant des énergies fossiles en 2022, la mise en place d’étiquette gouvernementale informant les citoyens sur l’impact pour la planète des aliments qu’ils utilisent, un menu végétarien par semaine dans les cantines scolaires, l’obligation d’installer des panneaux solaires ou des toitures végétalisées sur les toits des grandes surfaces, des bureaux ou des parkings. Elle prévoit aussi de créer des zones à faible émission de gaz à effet de serre, et interdire les vols domestiques quand une alternative en train est possible en moins de 2 h 30 de trajet. D’autres mesures sont présentées dans cette loi, mais la France ne les a pas encore toutes mises en place.

Le 3 février, le rapport de l’association en faveur de la transition climatique, Réseau Action Climat (RAC) a démontré que la France ne mettait pas en place toutes les mesures afin de lutter contre le réchauffement climatique. Ce rapport affirme aussi que les pays les plus développés sont ceux les plus responsables de ce dérèglement climatique, ce sont donc ceux qui doivent le combattre encore plus. Selon l’association, si la France s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de manière équitable, c’est-à-dire en adéquation avec son rôle dans le réchauffement climatique, elle devrait baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 168% avant 2030.

La France joue un rôle important dans le réchauffement de la planète. Selon le site spécialisé dans les questions climatiques Carbon Brief, elle est actuellement le douzième émetteur mondial de gaz à effet de serre depuis 1850. Si l’État français ne met pas plus de dispositifs en place pour lutter contre le dérèglement climatique, il se verra fortement impacté. Il pourrait subir des inondations intenses, des crues, mais également des sécheresses ainsi que de forts épisodes de grêle.

L’avenir de la planète peut-il réellement s’améliorer ?

« La bataille contre le dérèglement climatique n’est pas encore perdue ». C’est ce qu’explique Jeanne Gherardi, enseignante chercheuse à l’université de Versailles Saint-Quentin dans l’épisode du programme « Idées Claires » de France info traitant du réchauffement climatique. Selon elle, il reste une petite chance de sauver la planète. En 2018, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 2% par rapport à 2017 selon l’enseignante. Elle signale aussi que même si nous arrêtons du jour au lendemain d’émettre des émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique ne s’arrêterait pas si facilement.

La France va devoir s’impliquer encore plus dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, certains experts sont plus pessimistes. Selon l’OMM (Organisation météorologique mondiale) d’ici à 2030, nous avons 40% de chance de dépasser les 1.5 degré Celsius de réchauffement de la planète. Les gouvernements des différents pays vont devoir redoubler d’efforts afin de lutter contre le dérèglement climatique et limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, et la France aussi.

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